Rogue One ne commence peut-être par le fameux écran défilant mais il est fait clairement partie de la franchise Star Wars, et pas seulement à cause (ou grâce) à son nom.

L'histoire de Rogue One se passe juste avant l'Episode IV : Un Nouvel Espoir, le film suit un groupe de rebelles parti dérober les plans d'une arme de l'Empire capable de détruire une planète entière. Cela vous semble familier ?

Rebel rebel

Dès le début du film, on découvre une jeune Jyn Erso (jouée par Felicity Jones qui fait de son mieux pour ne pas ressembler à une soeur jumelle de Rey) séparée de son scientifique de père, emmené par Orson Krennic pour que celui-ci aide à la construction de l'Etoile Noire.

Ben Mendelsohn est habitué aux rôles de méchants et ça lui va toujours aussi bien : Krennic est assoiffé de pouvoir et n'est loyal envers personne mis à part ses supérieurs.

Plusieurs années plus tard, Erso père tente de rentrer en contact avec son viel allié, Saw Gerrera (Forest Whitaker), un ami de la famille qui a pris Jyn sous son aile mais qui s'est également écarté de la rebellion. Saisissant l'opportunité de faire jeu égal avec l'Empire, l'Alliance prend contact avec Jyn (désormais adulte) avec l'espoir qu'elle utilise ses connexions pour aider à la lutte.

Les nouveaux camarades de Jyn sont un peu comme l'écran de selection d'un jeu de combat : on va du personnage emblématique au secondaire et vite oublié. L'aveugle Chirrut Imwe (dont le nom a apparement été créé avec les restes d'une partie de Scrabble) nous offre de nombreuses scènes de combat épiques alors que Cassian Andor (incarné par Diego Luna), génial en début de film, perd peu à peu en substance.

C'est K-2SO, l'ancien droïde imperial, qui se charge d'apporter une touche d'humour au film avec son manque total de tact, notament quand il rencontre ses anciens alliés.

L'univers s'obscurcit

L'univers de Star Wars est généralement très binaire (lumineux et obscur, noir et blanc) mais de nombreux personnages n'hésitent pas à graviter entre les deux côtés qui divisent la galaxie. Certains membres radicaux de la résistance n'ont aucun problème à abattre un informateur ou à s'écarter de la lutte. On a même droit pendant le film au processus de recrutement impérial.

En essayant de raconter une histoire détachée de la trame principale, Rogue One a moins fait appel aux anciens personnages que Le Reveil de la Force. En fait, la Force est assez peut présente. Les personnages sont bien plus enclins à utiliser la bonne vieille force physique par rapport aux autres films. Les personnages sont également moins développés et on se sent ainsi moins proche d'eux.

Rogue One est moins un voyage en pleine nostalgie comparé à l'épisode VII, même si on retrouve des décors familiers. Ne vous inquiétez pas, vous aurez des blasters et des stormtroopers incapables de toucher un Hutt dans un couloir.

Verdict

Fondamentalement, c'est un film de guerre, mais malgré les assauts et l'action, Rogue One possède quelques longueurs au milieu du film, mais le final épique vient nuancer ce propos.

En approchant de la fin du film, il est difficile de se débarasser du sentiment que Rogue One revient sur les évènement passés. En fait, on a du mal à le dissocier de la saga principale.

On attend encore qu'un Star Wars nouvelle génération se démarque réellement et fasse table rase du passé mais, comme le film joue avec notre nostagie et offre de géniales séquences d'action de la taille d'un croiseur impérial, ce n'est pas très grave.

L’avis de Stuff 

Rogue One: A Star Wars Story - preview

Le film n'est pas parfait mais Rogue One permet d'oublier encore un peu plus le magnifique Jar Jar Binks.
Points forts 
Scènes de combat géniales
Un Star Wars plus sombre
Points faibles 
Des personnages sous-développés
Peut-être un peu trop familial