YotaPhone invente le smartphone à écran E Ink

Pour la première fois, un smartphone de l’ancien spécialiste du modem donne une belle impression de solidité. Il est léger, fin, mais toutefois confortable dans la main. Il possède deux écrans, chacun soigneusement abrité derrière une façade en verre Gorilla. Originalité : l’écran arrière utilise la technologie E Ink.

A l’avant, donc, on trouve un écran 4,3’’ LCD, qui affiche l’OS Android Jelly Bean 4.2 avec brio. Pas de surcouche logicielle : les mises à jour pourront donc se faire instantanément, comme sur le Nexus 4.

Le coeur de la bête bat au rythme d’un Snapdragon MSM8960 de Qualcomm, qui permet une utilisation plutôt fluide. Les boutons traditionnels ont disparu au profit d’une fonction de « glisser », avec une zone tactile sur la partie inférieure de l’écran. Un demi-glisser, on va en arrière ; un glisser long, on retourne à l’écran d’accueil ; et un appui permanent donne accès au multitâche. Avec deux doigts, on peut aisément prendre une capture d’écran qui se retrouve alors à l’arrière, sur l’écran E Ink. Pratique pour qu’une carte ou un ticket demeure affiché même une fois que l’on a épuisé la batterie.

Il est du reste possible de configurer la manière dont l’écran E Ink se rafraichit. De nombreuses applications sont  d’ores et déjà optimisées pour l’écran : d’après YotaPhone, un développeur n’y passera pas plus de deux heures.

Certes, ce n’est pas le smartphone le plus puissant au monde, mais ce double-écran est une innovation très intéressante, et un bon moyen d’économiser de la batterie.

Deux écrans pour cet étrange produit : à l'avant, du LCD classique et à l'arrière, de l'encre E Ink. Pratique pour économiser la batterie.