Un crâne imprimé en 3D

« Messieurs, nous pouvons le reconstruire. Nous en avons les moyens. » Dans les années 70, le générique de l’Homme qui valait trois milliards (qui, bizarrement, vaut toujours la même chose malgré le passage à l'euro) faisait rêver ou, au choix, doucement, rigoler. Aujourd’hui, c’est avec perplexité mais aussi un peu de terreur que l’on apprend cette nouvelle : un homme s’est porté volontaire pour porter une prothèse crânienne imprimée en 3D.

C’est Oxford Performance Materials qui fournira le fragment 3D. Le patient verra son crâne scanné numériquement afin que l’on puisse un produire, couche par couche, la fameuse prothèse (75% de la boîte crânienne tout de même). La technique d’impression est suffisamment aboutie pour permettre la création de petits détails à la surface, qui favoriseront la croissance des cellules et leur adhérence.

L’avantage du plastique PEKK sur le métal (titane et acier), c’est qu’il est plus flexible et moins sensible à l’abrasion. De même, la densité et la rigidité seront assez similaires à celle de l’os d’origine.

Jusqu’à 500 patients pourraient bénéficier de ce traitement chaque mois (aux USA uniquement, bien entendu). Si vous vous faites une fracture ouverte, pas de souci : on scanne l’autre tibia, on imprime et on remplace. Simple, non ? Bien sûr, on aura encore besoin des chirurgiens un certain temps. Mais plus tard ? Ca vous regarde : nous, on sera morts.

Dans le futur, on pourra s'imprimer des avant-bras, des tibias, ou des bouts de boite crânienne. D'ailleurs, ça a déjà commencé.