Vous pénétrez discrètement dans une base ennemie en vous dissimulant à l'intérieur d'une boîte en carton qui, quand elle est immobile, ne semble pas attirer l'attention des gardes. 

Une boîte en carton qui marche, c'est une autre histoire, par contre. Il faut donc lancer un disque qui se développe et se transforme en poupée à taille humaine qui arrive à convaincre et à distraire les gardes assez longtemps pour que vous puissiez vous glisser derrière eux et les neutraliser. 

Et c'est là que ça devient VRAIMENT bête : vous les attachez à des ballons et ils s'envolent dans l'atmosphère avec un 'AAAAAAAAAAAH !'. 

En 30 secondes ils n'auront pas seulement voyagé de l'Afghanistan à votre base aux Seychelles, mais ils auront été convertis en gentils. 

Des choix intelligents

Le design de MSG 5 est efficace, ses choix discrets et ses conséquences mesurées. D'un côté on passe du pareil au même : faufilez-vous, identifiez votre énemis, atteignez votre objectif, et peut-être causez un peu de chaos en ce faisant. 

Dans d'autres domaines, le jeu est devenu plus intelligent : pénétrez des bases exclusivement de nuit et les soldats se mettront à porter des lunettes de vision nocturne. Devenez trop friand des headshots en mode sniper et vos ennemis porteront des casques de protection. 

Le coeur du jeu, quand Snake est sur le champ de bataille et se lance à l'assault, est une synthèse des meilleurs topoi du gaming moderne avec une saveur MGS.

C'est dans les contours que The Phantom Pain perd des points. Son monde ouvert, par exemple, n'est pas aussi vivant que celui du Witcher 3, et comme chaque mission vous incite à arriver et repartir en hélicoptère, le monde est segmenté par mission. C'est comme si quelqu'un vous offrait une pomme et vous disait 'mange-la comme tu veux', mais que vous découvrez qu'elle est précoupée et qu'il est finalement plus simple de la manger tranche par tranche. (ndlr : nous sommes très fiers de cette métaphore, nous nous accordons le droit de rejouer à MGS5 pendant dix minutes).

(30 minutes plus tard)

Et il y a plein de choses en plus : une base à gérer, des groupes de soldats à envoyer en mini-missions, et plus d'améliorations à dévérouiller qu'il n'y a de grains de sable dans un désert. (ndlr : nous sommes de nouveau très fiers de cette image, nous nous accordons le droit de rejouer à MGS5 pendant dix minutes).

(50 minutes plus tard)

Et pourtant ça marche. C'est indéniablement un peu bête, ce mélange de La chutte du faucon noir et de Transformers ne plaira pas à tout le monde, et son personnage féminin principal est un mannequin muet en bikini, ce qui est un sérieux problème. 

L'originalité, l'égalité des genres et la crédibilité ne sont pas des atouts de MGS5, donc, mais cela reste un jeu un peu bête mais incroyablement divertissant. 

L’avis de Stuff 

Metal Gear Solid V: The Phantom Pain - test

Certains adoreront, d'autres détesteront, mais c'est du Metal Gear on ne peut plus ambitieux
€ 60
Points forts 
Il est magnifique
Beaucoup plus de liberté qu'avant
Plein de choses à voir et faire
Points faibles 
Euh... la vision de la femme est assez... problématique
Le mélange brut/bête ne plaira pas à tous
L'open world ne répond pas à toutes les attentes