Microsoft Surface : notre prise en main

La qualité de finition du Surface est impeccable. A plusieurs reprises pendant l’événement, le designer du produit, Panos Panay, a fait tomber la surface depuis une hauteur d’épaule, pour prouver sa solidité. Le support à l’arrière a l’air fin et facile à tordre… mais c’est tout simplement parce qu’il est fait pour (il est constitué d’une petite pièce en métal très mince). La protection Touch and Type (qui sert donc aussi de clavier) se rattache à l’unité principale avec un petit bruit magnétique assez satisfaisant.

Tout comme le Kindle Fire HD, le Surface embarque du Wifi MIMO double-bande, ce qui lui permet d’avaler davantage de bande-passante et de se connecter de plus loin que bien d’autres tablettes. C’est un argument de vente majeur. En plus de la prise USB, on trouve un slot microSD qui peut accepter des cartes d’une capacité de 64 Go. C’est plutôt pas mal, et un gros avantage par rapport à un iPad.

En revanche, sur le chapitre de l’affichage, le Surface ne risque pas de faire peur à l’iPad. La résolution est inférieure, à 1366x768 pixels. Attention : le rendu est superbe (grâce à Cleartype), et le contraste de très bon niveau. Avec son format 16 :9, le Surface devient vraiment le produit idéal pour regarder un film dans un train ou dans l’avion. Ou aux toilettes.

La couverture magnétique avec clavier intégré est un vrai plus. A 3mm d’épaisseur seulement, ce clavier est étonnamment agréable à utiliser. Bien sûr, on n’écrirait pas un roman dessus, mais il est du niveau de ce que propose Asus avec son Transformer. Et comme le Surface est relativement large, le clavier bénéficie d’un petit confort supplémentaire.

En résumé, le Surface est-il un iPad killer ? Non. Il n’a pas encore les applications et l’écran pour rivaliser avec Apple. Mais un laptop-killer ? Il est rapide, possède une autonomie remarquable, et il est livré avec la suite Office 2013. Du coup, pourquoi pas ? A moins d’avoir besoin d’une grande puissance, aucune raison de lui préférer un ultrabook. Au fond, c’est peut-être ça qui est intéressant : ce n’est pas une meilleure version de l’iPad, c’est quelque chose d’enfin différent.

Nous avons pu manipuler un peu la tablette très attendue de Microsoft. Premières impressions plutôt positives !