Le Wi-Fi seulement, c'est bientôt fini.

Pendant longtemps, il n’a pas été question de mettre une carte SIM ailleurs que dans un téléphone. Toutefois, les choses sont en train de changer : tablettes, ordinateurs portables, voitures… Autant de périphériques, de lieux, où l’on a besoin d’une connexion data mobile. Et le Wifi ne suffit certainement pas.

Le changement est peut-être lent -  après tout, cela ne fait que trois ans qu’Apple a lancés son premier iPad -  mais il peut difficilement être nié. Dans peu de temps, n’en doutons pas, le concept de même d’une tablette sans 3G deviendra ridicule. Le Wifi seul n’a plus d’avenir.

Cela ne s’arrête pas aux tablettes, du reste. La mode des « routeurs mobiles », sortes de hotspot personnels, bat son plein (le Domino d’Orange, par exemple). De même, les clés 3G qui équipent de plus en plus souvent les ordinateurs portables. Audi a équipé d’un slot SIM 3G ses A5 et A8, afin de laisser le conducteur profiter d’images Google Earth en haute-résolution. Du reste, il est possible de faire profiter  de la 3G au reste de la voiture, grâce à un partage Wifi. D’ici 2025, il est fort probable que cette option sera un standard dans toutes les nouvelles voitures (oui, même dans les Skoda), une opinion renforcée par la prolifération d’applications dédiées à l’automobile.

Il est clair, de fait, que les cartes SIM ne sauraient être réservées aux seuls téléphones. Le modèle économique est un peu lent à suivre : aujourd’hui, on est peu ou prou obligé  de multiplier les abonnements. Vous avez un iPad 3G et un iPhone 5 ?  Il vous faudra deux comptes différents, liés à deux cartes SIM distinctes.

D’après l’analyste de l’industrie mobile Shaun Collins,  un tel dispositif ne saurait durer éternellement : « Les opérateurs ont du mal à persuader les usagers de souscrire un abonnement pour chaque nouveau périphérique connecté, en particulier les tablettes. Au Royaume-Uni, par exemple, moins de la moitié des iPads qui pourraient profiter d’une connexion cellulaire s’en tient au Wifi ».

Les opérateurs pourraient se tourner vers des solutions où, tout en fixant un plafond de données téléchargeables unique, on pourrait étaler ces dernières sur plusieurs cartes SIM.

Dans l’intervalle, il incombe aux constructeurs de résoudre une partie du problème. L’Asus PadFone 2 Permet par exemple de partager une simple SIM sur deux appareils. Néanmoins, le produit fait encore figure d’exception.

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Polémique : les tablettes sans 3G sont-elles encore envisageables à court terme ?