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Pour la plupart d’entre nous, les drones c’est un peu comme les caméscopes dans les années 1980 : ce sont de bon gadgets, mais qu’on ne préfère pas les manier nous-même.

C'est assez… exigeants. Premièrement, ils sont chers. Après, il faut penser à l’emporter avec nous. Puis il faut trouver un endroit pour le faire voler. Et généralement, la session finit avec un accident impliquant un arbre ou deux.

Mais le Spark est différent. Le mini drone précédent de DJI, le Mavic Pro, un vrai tueur, coutait plus de 1 000 €, et sa télécommande était assez intimidante.

Avec le Spark, cette télécommande est en option, puisque c’est un produit qui s’adresse aux débutants. Vous pouvez le diriger grâce à votre smartphone, grâce à ses supers modes de vol automatique.

Rien que ça suffirait à le rendre parfait à nos yeux, mais en plus, il est incroyablement petit. Et même s’il ne pèse pas plus lourd qu’un appareil compact, il est super high-tech : il possède même un cardan bi-axial pour que vos vidéos 1080p soient le plus stable possible.

Le Spark n’est peut-être pas parfait, mais c’est un des gadgets les plus fun que j'ai pu testé depuis des années.

DESIGN

Lorsqu’on sait que quoi est capable un Spark, on se dit qu’il est quand même petit et léger. Les minis drones n’ont rien de nouveau, mais ceux qui sont aussi puissant que le Spark, si. Ses concurrents ont l’air d’avions en papiers à côté de lui.

Avec ses 300 g, le Spark pèse moitié moins lourd que le Mavic Pro, et pèse 200 g de mois que son plus grand concurrent, le Parrot Bebop 2.

Malgré ses petites dimensions, il ne rentre pas non plus dans une poche. Contrairement au Mavic Pro, vous ne pouvez pas plier ses hélices, donc il est à peine plus petit un fois rangé dans sa caisse. Mais il rentre facilement dans mon sac à dos. En fait, il est ce que le GoPro Karma aurait dû être.

Mais que nous réserve un drone qui est aussi léger que votre appareil photo compact ? Des tonnes de capteurs, pour commencer. Il y a un système de vision vers l’avant (qui l’empêche de percuter des choses), une caméra dirigée vers le bas qui lui permet de retourner au point de départ tout seul, puis une caméra principale de 12 MP, 1080p.

Cette caméra est très stable grâce à un cardan bi-axial. Elle est aussi équipée d’un GPS et de la wi-fi, ce qui vous permet de faire des livestreams sur les applis iOS et Android, et même des Facebook Live.

Bien sûr, DJI n’a pas non plus aboli les lois de la physique : ses deux plus gros défaut, c’est qu’il n’enregistre pas de vidéos en 4K et que sa batterie dure 16 min (maximum).

Le premier point n’est pas vraiment gênant : les 1080p de la Spark sont largement suffisant pour Youtube et les réseaux sociaux. Mais en pratique, son autonomie fait que vous devrez avoir sur vous quelques batteries de rechange. Elles coûtent 60 € chacune. Finalement ce ne sera peut-être pas le cadeau d’un anniversaire, mais peut-être de 2 ou 3.

Mais bon, même sans ça, vous pourrez montrer à tout le monde que le Spark est loin d’être un jouet en plastique : c’est un très bel objet. Lors de mon test je me suis pris 2 arbres et, à chaque fois, j’ai presque cassé une hélice (25 € les 4 paires). Il existe également des protections pour les hélices du Spark et, sincèrement, même les pilotes expérimentés devrait s’en procurer (4,50 € les 4).

Contrôle par mouvements

Vous allez aussi pouvoir épater la galerie grâce à son mode gestuelle, qui vous permet de le guider grâce aux mouvements de vos mains. Vous avez bien compris : pas besoin de manettes ou de smartphone, juste votre bras et… un peu de patience.

L’idée est que vous puissiez prendre des photos et des selfies en vol, sans qu’une personne ne reste les yeux rivés sur son smartphone (la vidéo n’est pas encore disponible en mode gestuelle).

Lorsqu’il est activé, on dirait qu’on fait de la télékinésie. Tenez le Spark dans la paume de votre main et, une fois qu’il aura enregistré votre visage, ses hélices vont se mettre en route, et vous pourrez l’envoyer dans les airs. Vous pouvez le faire bouger avec votre main, prendre un selfie à quelques mètres de distance, et lui demander de prendre une photo en dessinant un rectangle avec vos doigts (on n’a pas du tout l’air ridicule, je ne vois pas de quoi vous parlez).

Malheureusement, lorsque je l’ai testé, ça n’a marché qu’une fois sur deux. Enfin, le logiciel actuel du Spark fait qu’il est trop facilement distrait s’il y a d’autres personnes avec vous ou s’il a le soleil « dans les yeux ».

On met un peu de temps à s’habituer au système de voyants à LED rouges, jaunes et vertes, et il faudra que vous mainteniez une certaine distance avec le Spark car il risque de vous perdre. Et comme il n’a pas de capteur arrière, on évite de faire ça à proximité d’arbres ou d’un chandelier hors de prix.

Mais on s’en fiche. Pourquoi ? Parce que ce contrôle par la gestuelle n’est que la partie visible de l’iceberg.

MODES AUTO

Ce qu’il y a de génial avec le Spark, c’est que ce n’est pas une simple version simplifiée des drones plus haut de gamme de DJI.

Comme le Mavic Pro, il y a quelques modes d’enregistrement automatiques, et il a même un nouveau mode, « set piece », qui n’est pour l’instant disponible que sur le Spark.

Vous pouvez voir ce qu’ils donnent dans la vidéo ci-dessus. Le Spark va se concentrer pendant 30 secondes sur votre sujet (que vous désignez en dessinant un carré imaginaire autour de lui), et qui devrait suffire pour convaincre tous vos amis Facebook que vous êtes le neveu d’Alfonso Cuarón.

Avec le mode « Rocket » le Spark va voler en s’éloignant du sol avec la caméra vers le bas. Avec « Dronie », il volera en s’éloignant de vous tout en prenant de l’altitude, un peu comme s’il s’agissait qu’un selfie stick de 100 m de long. Et avec « Circle » et « Helix », il volera autour de vous, le dernier imitant les techniques utilisées dans les fins de films dramatiques, créant une petite courbe dans sa trajectoire.

« Helix » est tout de même le seul mode avec lequel j’ai eu peur : il s’est trop éloigné de moi et a disparu derrière un arbre. Mais tel un bon toutou, il a réapparu au-dessus et son mode retour s’est activé automatiquement.

On peut facilement passer tout un week-end à jouer avec ses modes, mais ce n’est qu’un avant-goût des autres modes, encore plus puissants.

Ils fonctionnent tous très bien. L’ensemble vous permet d’avoir beaucoup d’options pour créer un court-métrage avec des scènes de transition variées. Et ce n’est pas plus mal, parce que les drones doivent en avoir marre de voir les gens leur faire un coucou pour finir leurs vidéos.

Mais il a des limites. Lorsqu’on le contrôle via l’appli smartphone, le Spark peut s’éloigner de maximum 100 m, ce qui n’est pas bien loin. Le Spark peut aussi être un peu long à détecter les objets qui bougent vite comme un cycliste, ce qui signifie que vous obtiendrez plutôt des séquences où il suit le sujet de derrière au lieu de se déplacer à sa hauteur.

On sait, vous ne comptez pas recréer la scène de la moto de Skyfall, mais ces modes sont super pour donner un côté professionnel à vos souvenirs de vancances.

Vous pourrez également visionner le résultat sur votre TV, parce que la qualité de l’image est superbe. Les cardans font en sorte que vos films soient stables, à moins qu’il y ait beaucoup de vent. Et même s’il ne prend pas de vidéos en 4K et qu’il a du mal lorsque la nuit commence à tomber, le Spark a un capteur d’image de la même taille que le Mavic Pro. Ce qui signifie que vous aurez une bonne gamme dynamique et des vidéos très nettes.

Vous êtes prêt à passer à autre chose ? Comme n’importe quelle caméra, le Spark possède de nombreux modes manuels.

APPLI ET COMMANDES

VERDICT

Le Spark a tout bon avec ses modes d’auto atterrissage.

D’une certaine manière, c’est l’équivalent de nos appareils photos préférés sous forme de drone : il y a beaucoup de modes automatiques et les images sont stables, mais vous pouvez toujours contrôler le système manuellement si vous en avez envie.

On pourrait même dire que c’est le Super8 moderne. Ce grand classique du monde de la vidéo amateur était une révolution dans les années 1970, malgré le fait qu’il ne pouvait pas enregistrer plus de 3 min de film.

Le Spark aussi a ses limites. Ses 10-15 min d’autonomie signifient qu’on vous déconseille de l’acheter à moins que vous ne preniez des batteries en supplémentaires. Les commandes par gestuelle sont le petit truc en plus. Et pour finir, il est relativement bruyant lorsqu’il est en basse altitude.

Mais c’est tellement drôle et facile à utiliser, et il fait de si belles vidéos, que vous oublierez vite tout cela.

C’est vraiment un très bon gadget, et il se vendra certainement très bien. Je propose qu’on commence à faire la queue tant que l’été ne bat pas encore son plein.

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Tech Specs 
CAMÉRA
12 MP avec vidéo en 1080p (30ips)
PORTÉE
100 m (smartphone), 500 m (avec télécommande)
DIMENSIONS/POID
143 x 143 x 55 mm / 300 g
L’avis de Stuff 

DJI Spark - test

Un drone parfait pour les débutants, le Spark descend tout droit du paradis des gadgets.
€ 799
Points forts 
Les modes auto sont excellents
Incroyablement compact et léger
Des vidéos HD nettes et colorées
Des options manuelles pour monter le niveau
Points faibles 
Autonomie limitée, il vous faudra des batteries externes
Bruyant en basse altitude
Le prix

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