12 téléphones Nokia qui ont changé le monde (et 9 autres qui nous ont aussi amusé)

Par nostalgie, nous retraçons les plus grands succès - et les plus grosses erreurs - de la boîte finlandaise.

Voici une liste des modèles de la marque qui ont révolutionné le monde du high-tech. Ainsi que quelques-un qui n'ont vraiment, mais alors vraiment pas été à la hauteur. Puisque Nokia était seul, concurrencé par personne, ses moments de brillantissime triomphe n'ont qu'égalé ceux de leurs plus cuisants échecs. 

Nous ne verrons plus jamais d'innovations de ce genre, et d'une certaine manière nous le regrettons autant que les gloires que furent le 3210 et le Lumia 800. La technologie est devenue presque prévisible, en comparaison. Alors célébrons une époque où il n'était pas inconcevable d'organiser son clavier alphanumérique comme une montre. 

Nokia Cityman (1987)

Disponible dans des éditions "450" et "900" (appelés ainsi en hommage aux fréquences MHz utilisées dans le système Nordic Mobile Telephone), le Cityman est tout simplement le premier téléphone mobile de Nokia. Et à l'époque il était perçu comme un produit élégant et haut de gamme. Le temps passe vite, non ? Ce combiné-brique a permis à la compagnie finlandaise de devenir un acteur majeur de l'industrie mobile en 1988, en lui assurant presque 15% du marché mondial.

Nokia 5110 (1998)

Devenu une icône dans les universités et bureaux, le 5110 était presque invincible face à tout ce qu'on pouvait lui envoyer à la figure. Il avait de plus une excellente autonomie et, bien entendu, se faisait livrer avec le jeu adoré de tous, Snake. Vous pouviez également retirer la coque avant et la remplacer par d'autres avec des couleurs encore plus flashy. Customization oblige. 

Dompteur de serpent

C'était mon premier téléphone. J'adorais le fait qu'on pouvait le customizer avec plein de coques différentes, qu'il était construit comme un tank, et Snake : Mon. Dieu. Snake. 

Nokia 3650 (2002)

Avec son écran en couleurs, une caméra VGA capable de prendre des photos et des vidéos, et un clavier circulaire (mais qui a eu cette idée ??), le 3650 est le premier smartphone des Symbian Series 60 à être lancé aux États-Unis. Il contenait pas moins de 3.4 Mo de capacité de stockage !

Nokia a bien évidemment mis en avant les capacités de prise vidéo du 3650 dans ses publicités, ce qui a donné le spot publicitaire juste au-dessus, d'un goût sans doute aussi relevé que ce magnifique clavier circulaire. Beurk.

Nokia N90 (2005)

Le N90 était l'un des trois modèles lancés par Nokia lors de l'événement Nseries de 2005. Il s'agissait d'une avancée remarquable à l'époque : le constat que les téléphones et les ordinateurs étaient sur le point de se concilier. 

Les autres appareils lancés - le N70 un peu fou et le N91 gigantesque (avec son disque dur méchanique de 4 Go) - ont été des précurseurs dans leurs propres domaines, mais le N90 était l'appareil le plus ouvertement 'convergeant', ressemblant à une caméra avec des boutons de téléphone greffés dessus. 

Cela ressemblait à l'avenir, même si c'était un avenir cubique dans lequel les téléphones allaient être peu ergonomiques initialement. Mais ces appareils Nseries étaient bien les précurseurs des smartphones multi-usage de nos jours, et le N90 peut légitimement se targuer d'être l'ancêtre du Xperia Z1s à 20MP ou du Note 3s à zoom optique qui occupent tous deux le terrain aujourd'hui. 

Nokia 6810 (2004)

Il y avait forcément un moment où Nokia finirait par tenter des designs... "audacieux". Par exemple : le clavier AZERTY dépliable du 6810, qui avait un air totalement ridicule mais qui permettait malgré tout d'écrire rapidement SMS et emails. Même les emails BlackBerry étaient supportés par cet Optimus Prime de la téléphonie mobile, c'est dire.

Nokia N93 (2006)

Le N93, fonctionnant sous S60, était branché multimédia : son design en torsion lui permettait de fonctionner comme une caméra facile à manier (avec un zoom optique x3, en plus) puis un écran pour rejouer de la vidéo l'instant suivant. 

La communication était centrée sur la qualité vidéo nommée 'qualité DVD', même si en réalité la caméra était plus adaptée à filmer votre chien en train de courir que des scènes glamours d'Hollywood. En même temps, à son lancement, il s'agissait du meilleur téléphone vidéo, et offrait des fonctions à la pointe de la technologie comme la 3G ou wi-fi. 

Nokia N95 (2007)

Au moment de sa sortie, le N95 était le smartphone le plus puissant du monde : un véritable ordinateur de poche qui donnait à l'époque l'impression de pouvoir tout faire. Un clavier coulissant, une caméra 5 MP, un GPS et un navigateur web compatible avec Flash en ont fait un appareil vraiment révolutionnaire. C'est simple : s'il n'y avait pas eu l'iPhone la même année, et avec lui un nouveau type de smartphones, le N95 aurait bien pu être qualifié de meilleur smartphone de tous les temps (oui, nous n'avons peur de rien chez Stuff).

Le premier véritable smartphone ?

Les adeptes du N95 le considèrent comme le premier smartphone du monde. En effet, il y avait plein de téléphones capables de faire tourner des applications, mais aucun d'entre eux n'offrait la versatilité digne d'un couteau-suisse du N95. On avait vraiment l'impression de se balader avec un ordinateur, une caméra, un GPS, une console de jeux (pas géniale, certes, mais quand même) et bien sûr un téléphone, tout ceci réuni dans un seul appareil, qui tenait dans la poche. Oui, le premier iPhone est sorti la même année, mais la plupart des gens oublient que la première version n'offrait pas la possibilité d'avoir des applications, il a fallu attendre l'iPhone 3G pour cela.

Nokia 9110 Communicator (1998)

Avec le businessman en costard-cravate dans son viseur, le Communicator 9110 était un clapet costaud qui s'ouvrait pour révéler une véritable clavier et un écran 640 x 200. Il pouvait envoyer des faxes, des emails et même des photos - à condition qu'elles soient monochromes, étaient donné que l'écran ne supportait aucune autre couleur que le vert...

Nokia 3210 (1999)

Si vous avez plus de 25 ans, vous avez probablement possédé ce téléphone. Si c'est le cas, bienvenue au club des 160 millions de personnes qui en étaient équipées ! L'un des premiers mobiles à avoir un aspect extérieur agréable. Il était également résistant, fiable et (pour l'époque) compact. Excusez-moi une minute, mes yeux ont commencé à briller quand je me suis posé la question du nombre incalculable de SMS que j'avais pu envoyer avec ce bad boy.

Il n'avait pas l'air si moche à l'époque...

Si l'on regarde le 3210 maintenant et qu'on le compare aux téléphones d'aujourd'hui... on se rend compte à quel point il ressemblait à une brique. Il n'était pas si compact que ça, un peu lourd, et formait une bosse dans la poche de mon jean blanc (hey, c'était les années 90, ne me jugez pas). Naviguer entre les menus prenait du temps, et écrire sur le clavier était une corvée pour les pouces. Et pourtant, c'était mon premier téléphone mobile, totalement incassable et un compagnon fiable pendant 3 ans. Je l'ai toujours au fond d'un tiroir quelque part car je n'ai pas le coeur de le mettre à la poubelle. Est-ce que j'aurais pu avoir ce genre de sentiment pour un autre de mes téléphones, comme le Sony Ericsson W200 ? Aucune chance.

Nokia E71 (2008)

Le téléphone qui est devenu BlackBerry à la place de BlackBerry et qui regardait de haut le style tactile vulgaire de l'iPhone était à une époque notre favori. Très présentable, son corps métal, un écran 320 x 240 et un clavier magnifique impliquaient qu'il passait plus de temps à se faire caresser et admirer par les regards envieux de la salle de réunion qu'à être utilisé pour le travail. Parce qu'il était exclusivement axé sur certaines tâches, son processeur Symbian S60 semblait fluide et fonctionnel : on était plus exigeant envers, disons, le N95 axé multimedia. Mais il possédait néanmoins des jou-jous : un GPS, un appareil photo 3.15 MP et une radio FM - et une autonomie irréprochable, également. 

Mon grand regret...

Je n'ai jamais eu d'E71 - j'étais trop occupé à jouer avec Windows Mobile à l'époque - mais j'étais jaloux de ceux qui se baladaient au bureau avec. Il était solide et beau, piochant les meilleurs éléments de la série Scirocco en acier inox et les alliant à un template orienté business. Contrairement au Windows Mobile, il ne crashait pas plusieurs fois par jour, et ne prenait pas quelques secondes pour réfléchir à ce qu'on venait de lui demander. C'était un argument à l'époque pour ne pas se laisser tenter par le côté obscur des smartphones luisants et groumands en batterie. 

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Nokia 8110 (1996)

Ce téléphone coulissant en forme de banane a acquis sa célébrité grâce à Matrix, où il était utilisé par Keanu Reeves ou encore Carie-Anne Moss pour communiquer entre les mondes réels et virtuels.

Le 8110 en vente n'avait pas la pièce qui protégeait le clavier, elle a été ajoutée par les fabricants du film uniquement pour sa "coolitude". Bonne nouvelle pour les fans : le Nokia 7110 (voir plus loin), sorti 3 ans plus tard, possédait ce fameux panneau coulissant tellement satisfaisant.

Nokia 3310 (2000)

Un mobile si solide et fiable qu'il devint une sensation sur internet à défier Chuck Norris, le 3310 s'est aussi vendu comme des petits pains. Nokia se sépara d'environ 130 millions de ces briques : si vous les allongiez bout à bout, on pourrait rejoindre Helsinki à Santiago, au Chili. Immensément populaire auprès des addicts aux SMS, il permettait d'envoyer des messages de 459 caractères (plus de trois fois la norme) et présentait les conversations de manière facile à lire. 

Applications - Qui en a besoin ?

En fait, j'ai utilisé un 3310 assez récemment, lorsqu'on m'a forcé à abandonner mon iPhone pendant un mois pour un défi. C'était surprenant à quel point c'était agréable : le téléphone durait des jours sans recharge, et donnait l'impression d'être indestructible en contraste avec nos smartphones modernes. Et Snake est toujours aussi addictif aujourd'hui qu'en 1990 - pourquoi s'embêter avec des applications ?

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